madoublevie_sponsors

Après Scénamorphose – spectacle qui marquait les 25 ans du Théâtrochamp – Anouchka Chenvard Sommaruga a souhaité que le prochain spectacle du groupe Adolescents et Jeunes Adultes soit une création collective. Elle s’est naturellement adressée à Stephane Mitchell avec qui l’idée d’une écriture en collaboration avait déjà été évoquée par le passé.

Il était essentiel que le thème de la création émane des jeunes. Après discussions, l’équipe des adolescents nous a surpris en plébiscitant comme sujet l’homosexualité chez les jeunes. Passé le premier étonnement, nous avons été touchées par les raisons qui les poussaient à vouloir traiter de ce thème si douloureux et tabou.

Questionnés sur leurs motivations, filles et garçons nous ont rapporté de multiples histoires concernant l’homosexualité qui touchaient leurs amis, leur famille, leur environnement intime ou social. Soudain les langues se déliaient et il était évident que chacun avait été confronté de près ou de loin à l’ostracisme qui frappe la communauté homosexuelle: les non-dits, les années de mensonge, les doubles vies, les peurs dévorantes, les insultes, les déchirements, les suicides ratés ou malheureusement réussis – une souffrance cachée phénoménale. Face à tous ces témoignages, il nous a paru indispensable de relever le défi et traiter de ce thème brûlant pour la prochaine création du Théâtrochamp.

Avec Ma Double Vie le Théâtrochamp décroche le prix du jury au Festigay 2009 de Paris!

Texte
Stephane Mitchell en collaboration avec les ados du Théâtrochamp

Mise en scène
Anouchka Chenevard Sommaruga

mdv_IMG_0715

Quelques mots de l’histoire

Tania rejoint un camp d’été pour y apprendre le judo avec sa sœur et sa meilleure amie. Mais les filles entre elles peuvent se révéler cruelles et ce qui débute par une rumeur innocente va déboucher sur le coming-out involontaire de Tania.

La présence d’une homosexuelle au sein du camp va révéler les préjugés, diviser les opinions, faire exploser les amitiés, mais aussi renforcer des solidarités insoupçonnées et faire jaillir une forme de tolérance, en bravant les tabous, malgré les larmes, les mensonges et les à priori.

Entre leçons de judo et rencontres nocturnes avec les garçons du camp d’astronomie voisin, le tout ponctué par le rire, la danse et le chant d’un chœur antique formé de judokas déjantées, Tania devra apprendre à dominer ses peurs, vaincre le regard de l’autre et accepter d’être elle-même, une fille qui aime les filles, une fille parmi les autres.

Distribution

Fanny Cochard, Emilie Desjacques, Lucie Estade, Flavia Febo, Lorraine Grandjean, Joëlle Luthi, Tiffany Madden, Anouchka Miquel, Anouck Muller, Tiffany Munafo, Violette Pesson, Joana Ribeiro, Olivia Roerich, Melinda Ucella, Magali Vionnet, Aliénor Weber, Rodan Burry, Frédéric Ducommun, Alexandre Flahaut, Yaël Horowicz, Julien Pfortner, Jérémie Pochon Regamey, Samuel Regamey, Amir Siame, Lionel Weber.

Assistant metteur en scène
Michaël Dupré

Chorégraphie
Barbara Brugger

Chants et Musiques
Lephil, Fanny Cochard, Stephane Mitchell

Costumes
Josette Gallay

Création lumières
Michel Boillet

Technique son et lumière
Michel Boillet

Judo
Jean-Michel Peyvel

Assistants
Michaël Santos, Vincent Peaudecerf

le texte

« Ma double vie » est né de ces témoignages de souffrance et du questionnement du groupe d’adolescents et jeunes adultes de Théâtrochamp. Chacun avait de près ou de loin été confronté à l’ostracisme qui frappe la communauté homosexuelle et leurs proches : les non-dits, les années de mensonge, les doubles vies, les peurs dévorantes, les insultes, les déchirements, les suicides ratés ou malheureusement réussis. Les jeunes voulaient écrire une pièce sur ce sujet brûlant.
Il leur fallait un auteur professionnel pour les épauler et les guider. C’est naturellement vers une des premières élèves de Théâtrochamp que le choix s’est porté : Stephane Mitchell, auteure et scénariste professionnelle.

stephane_mitchell
Stephane Mitchell

Dans la presse

mdv_presse20min_s

Témoignages

  • Si l’homosexualité était un choix, pourquoi est-ce que j’aurais choisi de vivre cet enfer ?

    B. Jeune homosexuel
  • Je me disais que j’étais bi, que c’était l’adolescence et que ça allait passer. Il fallait que ça passe. Mais ça ne passait pas.

    A. Jeune homosexuel
  • J’ai pensé au suicide, oui. C’est tellement dur de vivre dans le mensonge.

    D. Jeune homosexuel
  • Quand je pense comment nous avons passé à côté de la souffrance de notre enfant pendant tant d’années, nous sommes chanceux qu’il nous le pardonne.

    M. P. Père d’un jeune homosexuel
  • Mon parrain est homo et il ne vient pas aux fêtes de Noël.

    L. Adolescente de Théâtrochamp
  • J’ai presque 40 ans et finalement ma mère peut mentionner mon amie. Mais l’autre jour elle a quand même dit, « Tu sais, mon voisin, on pensait qu’il était normal et lui aussi il est homo ».

    B. homosexuelle

Nous remercions pour leur accueil, leur soutien, leurs judicieux conseils :

Lestime 360°, Dialogai et son groupe de jeunes, Dr. Jean-Dominique Lormand Directeur du SSJ, Evelyne Verheecke, psychologue et éducatrice pour la santé du SSJ, Dr. Laurent Perron, Pasteur Bruno Miquel, le professeur d’arts martiaux Jean-Michel Peyvel.